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Insolite

La plus grande cousinade de France !?

today04/06/2023 189 3

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La plus grande cousinade de France !?

Respectant la volonté de leur ancêtre, une grande, très grande famille du Nord organise tous les quatre ans une cousinade géante, sans doute la plus grande de France. Un événement qui nécessite une organisation professionnelle sans faille

L'édition 2023 de la cousinade géante de la famille Deffontaines-Maes.

Comme la coupe du Monde de football, la cousinade de la famille Deffontaines-Maes est organisée tous les quatre ans, dans les Hauts-de-France. L’autre point commun avec la grand-messe du ballon rond, c’est que l’événement demande une organisation impressionnante, professionnelle, qui n’a rien à envier aux plus grandes agences d’événementiel. Forcément, parce qu’il ne s’agit pas de rassembler trois petits enfants autour d’une table en formica dans la cuisine de mamie Huguette. Pour cette édition 2023, les descendants de Charles-Louis Deffontaines et Louise Maes n’étaient pas moins de 825.Autant le dire tout de suite, la famille Deffontaines-Maes ne puise pas ses origines dans l’aristocratie française, la descendance fournie et l’organisation de cousinades n’étant pas l’apanage des noms à particule. C’est dans la terre, du côté de Bouvines, qu’ont poussé les racines familiales. Racines qui se sont largement étendues depuis : « Nos ancêtres, Charles-Louis et Louise étaient agriculteurs. ils ont eu six fils, dont 5 étaient eux aussi agriculteurs et le dernier, général dans l’armée », explique Luc Crombez, triple arrière-petit-fils d’Emile, l’un des fils. Et c’est parce qu’il avait à cœur de maintenir un lien entre ses fils que Charles-Louis, dans son testament, a gravé dans le marbre le principe d’organiser régulièrement des réunions familiales.

Six fils et 4.500 descendants

Même avec cette filiation honorable, il était relativement facile, dans les débuts, de planifier des événements rassemblant tout le monde. Sauf que, les années et siècles passant, la famille s’est étoffée : « On dénombre environ 4.500 descendants à partir des six fils, dont 3.940 sont encore en vie aujourd’hui. C’est beaucoup », reconnaît Luc Crombez. La tâche d’organiser aujourd’hui des cousinades pourrait sembler insurmontable. Elle ne l’est pas tant que ça. La volonté de l’ancêtre ayant été respectée, un arbre généalogique détaillé et un fichier de contacts très complet des membres de la famille ont été créés et sont régulièrement mis à jour. Il a aussi été décidé, il y a quarante ans, de professionnaliser la démarche : « Il fallait se structurer alors nous avons monté l’association Deffontaines-Maes, qui édite un magazine annuel, ainsi qu’un groupe de 22 personnes dédié à l’organisation de la cousinade », détaille le descendant d’Emile.

Concrètement, la préparation de cette gigantesque réunion de famille dure un an, les membres du groupe spécial se répartissant les tâches selon leurs spécialités. « Il y a des pôles d’expertise, en graphisme, logistique, restauration, inscriptions… Le plus compliqué étant de gérer les invitations, les relances et les activités proposées lors de la journée », reconnaît Luc Crombez. Cette année, sur les 3.000 invités, ils sont 825 à avoir répondu présent, dimanche, à l’Institut de Genech, près de Lille. La plus jeune avait 10 mois et la doyenne 97 ans. A noter aussi que le cousin le plus éloigné géographiquement a tout de même fait le déplacement depuis San Francisco, aux Etats-Unis.

Participation aux frais et produits dérivés

Un an de préparation, donc, et un coût qui n’est pas négligeable, entre la location du lieu, le matériel, les activités et surtout la nourriture. Pour financer la cousinade, l’association se sert des cotisations, demande une participation aux frais et propose des produits dérivés ! Sur un stand, le jour « J », sont vendus tee-shirts, casquettes, affiches, photos souvenir et même, cette année, une cuvée spéciale de champagne élaborée par une cousine vigneronne.

L’événement terminé, le comité d’organisation peut souffler un peu. Reste à planifier une réunion de bilan pour déterminer les points à améliorer. « La prochaine va arriver vite, et cette fois, on vise les mille participants », lance Luc Crombez. Rendez-vous donc en 2027, la même année que la présidentielle, en leur souhaitant toutefois un meilleur taux de participation.

Écrit par: Alan Vill'

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